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Covid-19: Informations concernant la vente de plantes

La filière horticole ornementale (pépiniéristes, horticulteurs et jardineries) est particulièrement impactée par les mesures de confinement prises pour enrayer le coronavirus. Le secteur fait habituellement 50% à 80% de son chiffre d’affaires annuel sur les seuls mois de mars, avril et mai.
En raison des interdictions de déplacement pour des motifs non essentiels, ces professionnels horticoles se trouvent dans l’impossibilité d’accueillir leurs clients.
Pour ces indépendants, cette situation est d’autant plus difficile à vivre que les grandes surfaces et magasins d’alimentation peuvent quant à eux continuer à vendre des plantes.
 
L’Arrêté Ministériel du 23 mars devait bien définir ce qui restait permis comme activité dans le secteur.
Mais, nous constatons que l’interprétation de cet arrêté est différente d’une commune à l’autre et provoque de la confusion.
Or, selon ce que nous avions eu comme information et selon ce qui est indiqué dans les FAQ Coronavirus, ce n’est pas du tout notre interprétation, ni celle du Cabinet du Ministre fédéral Denis Ducarme :
 
 
Qu’en est-il des magasins mixtes ?
Les magasins d’alimentation (y compris pour animaux) qui proposent de manière accessoire des biens non comestibles (par exemple un espace papeterie) restent ouvert sans devoir fermer leurs rayons non alimentaires. Les boucheries, boulangeries, chocolatiers, glaciers, traiteurs, commerces de vin, commerces d’alcool peuvent rester ouverts s’ils ne proposent pas de dégustation sur place.
Les magasins qui proposent de l’alimentation comme produit secondaire sont fermés
 
Ces magasins vendent effectivement de l’alimentation (animale et/ou humaine), en plus des plantes et autres produits habituels d’une jardinerie, comme les outils, engrais, terreau, mobilier de jardin, tondeuses … Mais l’alimentation n’est clairement pas leur activité principale et ils devraient rester fermés.
 
Cette situation est tout à fait inacceptable pour nos horticulteurs et elle entraîne par ailleurs une large confusion chez les consommateurs, qui reprochent à certains de nos horticulteurs de ne pas ouvrir !!
Il nous revient que la police commence, elle aussi, à tenir des langages contradictoires auprès de certaines jardineries indépendantes en Wallonie : fermeture obligatoire pour certains, ouverture uniquement du rayon alimentation animale pour d’autres et ouverture totale pour d’autres encore ...
 
Il faut éviter que des entreprises ouvrent alors qu’elles n’en ont pas le droit et concurrencent nos horticulteurs locaux en détournant une partie de leur clientèle habituelle. Celle-ci, une fois servie, risque de ne pas retourner chez eux quand ils pourront rouvrir…
 
Afin de permettre que toutes les entreprises horticoles soient sur un pied d’égalité et d’assurer la cohérence des mesures prises dans le cadre de l’AM du 23 mars, nous vous écrivons pour clarifier la situation et vous aider sur le terrain à savoir si tel ou tel magasin peut ouvrir ou non :
 
1/ Le magasin vend de l’alimentation (humaine et/ou animale) à titre principal: IL PEUT OUVRIR et vendre, y compris des plantes.
 
2/ Le magasin vend de l’alimentation (humaine et/ou animale) à titre accessoire : IL DOIT FERMER
 
3/ Il est parfois difficile de déterminer si l’alimentation humaine et/ou animale est accessoire ou pas. Pour certains magasins, où la vente d’alimentation ou d’alimentation animale est d’une importance équivalente à la vente de plantes, il est utile de regarder la surface consacrée à la vente de plantes. Plus la surface est grande, plus le risque est grand que les gens se déplacent pour acheter uniquement des plantes. Donc, dans le doute, il est préférable de FAIRE FERMER ces magasins ou, à tout le moins, qu’ils limitent la vente à l’alimentation ou l’alimentation animale. Rappelons que les déplacements non essentiels sont toujours interdits. Il faut éviter qu’en cette saison, des gens soient tentés de se déplacer en nombre vers ces magasins pour acheter des plantes et s’y retrouvent en risquant de ne pas pouvoir respecter les mesures de distanciation sociale !
 
4/ Les semences, plantes potagères, pommes de terre et oignons à repiquer ne sont pas des produits alimentaires: il s’agit de produits horticoles qui ne sont pas consommés directement mais destinés à être cultivés au potager.
 
5/ L’enlèvement de plantes à l’entreprise (‘take away’) par les consommateurs n’est pas autorisé.
 
6/ C’est l’activité de vente sur place aux consommateurs (BtoC) qui n’est pas autorisée : les horticulteurs, pépiniéristes et jardineries peuvent continuer à produire et à entretenir leurs productions, avec l’aide de leur personnel, en respectant les mesures d’hygiène et de distanciation sociale. Le commerce BtoB reste également autorisé.